Casting
| Position | Name | Role |
| Ballet | BALLET DU THEATRE DU BOLSHOI | |
| Chorégraphe / Choreographer | Alexei RAMANTSKY | ap Vassili Vaynonen |
| Compositeur / Composer | Boris ASSAFIEV | |
| Danseur / Dancer | Natalia OSIPOVA | Jeanne |
| Danseur / Dancer | Denis SAVIN | Jérôme |
| Danseur / Dancer | Ivan VASSILIEV | Philippe |
| Direction musicale / Conductor | Pavel SOROKIN | |
| Orchestre / Orchestra | ORCHESTRE DU THEATRE DU BOLCHOI |
Co Producteurs et Diffuseurs (TV, cinema, Video)
TELMONDIS, FRANCE 2, BEL AIR CLASSIQUES, CNC, BEL AIR MEDIA, CIEL ECRAN, THEATRE DU BOLCHOI
Line producer
Anne TARDIEU
La lame de la guillotine s’abat avec un bruit sourd, la foule danse frénétiquement et avance, menaçante, tandis qu’un jeune paysan pleure sa bien-aimée décapitée, fille du marquis : c’est un ballet soviétique sur la Révolution française dans une version expurgée de ses connotations idéologiques.
“Les Flammes de Paris”, mis en scène pour la première fois en 1932, lauréat quinze ans plus tard du prix Staline, qui l’appréciait tout particulièrement, est aussi célèbre pour son final : une marche impressionnante dont les participants visent le parterre avec des armes hétéroclites.
Pourtant, si ce ballet glorifiait à l’origine la Révolution et le peuple insurgé, cette nouvelle version, remaniée en profondeur, est aujourd’hui le reflet de sentiments ambivalents sur le sujet.
Le livret, inspiré du roman de Félix Gras “Les Rouges du Midi”, ne narre ainsi plus “l’histoire du peuple révolutionnaire renversant les aristocrates, mais le drame amoureux de gens pris dans le tourbillon des événements historiques”, explique Alexei Ratmansky, directeur artistique du ballet du Bolchoï et auteur de ce nouveau spectacle de danse.
Le décor, qui doit beaucoup aux gravures du XVIIIe siècle, est empreint d’une nostalgie de la vieille culture que “les Flammes de Paris” dévorent à la fin.
Les 300 costumes historiques transforment les 140 artistes – toute la troupe du Bolchoï – en paysans, insurgés, aristocrates, jouant sur le contraste entre le style précieux des courtisans et la simplicité classique de la République.
Quand Alexei Ratmansky a voulu reprendre “Les Flammes de Paris”, retirée de la scène après 1964, il a dû tout réinventer.
De l’ouvrage cyclopéen de Vassili Vaynonen, il ne restait en effet que quelques fragments filmés, un pas de deux et la danse basque.
“Cette époque est révolue, tant sur la scène que dans les esprits, et pourtant elle était très fructueuse pour la danse”, regrette Alexei Ratmansky qui veut que le Bolchoï revienne à ce qui avait fait “son style unique – héroïque, viril, dramatique”.
Malgré toutes les transformations subies par le livret, le spectacle ne perd rien de son dynamisme. Les danses du peuple révolutionnaire sont si enflammées que l’assaut du château de Versailles et le grand incendie final semblent leur suite logique.
Et le drame des jeunes vies broyées par la révolution se mêle au triomphe des insurgés.


